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Supervision pour les coaches |
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Cela va sans dire que les coaches professionnels doivent s’accorder
du temps avec un superviseur. Au fil des ans, j’ai moi-même
travaillé avec trois différents superviseurs, pour différentes
raisons et à différentes étapes de mon propre
développement. Je propose aux coaches trois façons d’être
supervisés: en groupe de six, en individuel et en situation.
Les trois offrent un moyen de mettre en lumière la relation coach-client,
les techniques de coaching et le mode de fonctionnement du client.
C’est une occasion de parler d’un cas précis
dans un contexte de confidentialité, de se faire coacher
soi-même, de bénéficier de points de vue variés
(dans le cas de supervision de groupe) et de recevoir un feedback
à chaud dans les cas de supervision en situation (une vraie
séance de coaching avec un vrai client sous le regard du
superviseur).
Je partage ma propre expérience et donne mon avis quand ça semble
opportun.
Cliquez
ici pour ma vision personnelle de la supervision en coaching
ainsi que la vision des coaches supervisés.
Chère Lynne J’ai
l’impression que mon commentaire arrive trop tard mais je
te l’envoie quand même.
Je suis d’accord avec ton article que je trouve à la
fois classique, subtil et convaincant.
Classique, car tu prônes une supervision très «
casher » alors que je t’ai vue souvent opérer
de manière créative et libre, sans manifester de respect
exagéré pour les règles. Ces règles,
tu les connais assez bien pour danser avec elles ou autour d’elles.
En même temps, tu es dans ton rôle de transmission.
Si j’avais une suggestion à te faire, ce serait de
souligner que la stratégie de l’ombre que tu décris
est une option féconde, mais pas la seule possible et que,
par exemple, la stratégie de la lumière et de l’ombre
alternées a peut-être aussi ses avantages.
J’exprimerais ainsi mon point de vue : coachs et superviseurs
de coachs, soyons le plus clairs possible avec quelques règles
et quelques principes, soyons au maximum conscients de ce que nous
sommes en train de faire. Lorsque nous découvrons et testons
une technique (par exemple celle que tu nous présentes dans
ton article), mettons la en œuvre de manière minutieuse
et précise. Mais que cela ne nous conduise pas, dans l’exercice
de notre métier, à nous interdire des variations sur
un thème, des innovations, voire certaines transgressions,
dès lors que nous restons dans une attitude de vigilance et
de questionnement.
Ces variations, innovations, transgressions peuvent faire la différence
entre un accompagnant auquel sa prudence et son conformisme tiennent
lieu de talent et un autre, plus inventif, moins conventionnel, qui
fait le cadeau de sa marque personnelle à son client. (Bien
entendu, je plaide un peu pour ma chapelle).
En un mot, n’oublions pas les fondamentaux (questionner sans
interroger, écouter sans comprendre, répondre sans interpréter,
reformuler sans expliquer, informer sans conseiller, accompagner sans
guider, …). N’oublions pas non plus la polarité
originale du coaching que, personnellement, j’aime bien représenter
ainsi :
Mais restons libres et créatifs.
Comme nous sommes certainement d’accord, je ne sais pas
si ces quelques lignes sont bien utiles. Elles m’auront au
moins servi à renouer le contact, à te redire l’excellent
souvenir que je garde de ta supervision, à t’exprimer
mon affection.
Je t’embrasse. A bientôt j’espère.
-Jean-Louis Sentin
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