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Le
coaching est clairement reconnu aujourd'hui dans des entreprises de
toutes tailles comme outil de développement pour les "managers"
et les "leaders". La démarche est plus bénéfique
lorsque c'est la personne elle-même qui en fait la demande.
Cependant, la complexité du coaching en entreprise est due
à la nature multiple de la demande et c'est pourquoi il est
si important de réunir les acteurs clés autour d'une
table avant de lancer le processus de coaching. Généralement,
mais pas toujours, les acteurs clés sont le DRH, le N+1 de
la personne à coacher, le futur coaché et le coach.
Le but de cette réunion préliminaire est de clarifier
les objectifs pour le coaching et d'identifier les principaux indicateurs
de succès qui seront reconnaissables à l'issue du
processus.
Mes clients vont des jeunes managers à fort potentiel à
des cadres supérieurs seniors, au sein de multinationales.
J'ai coaché des hommes et des femmes de diverses nationalités,
en poste dans différents pays, avec des objectifs tels que:
« améliorer mes compétences de communication
avec mon équipe », m'affirmer davantage vis-à-vis
de ma hiérarchie», « gérer un conflit
en adoptant une attitude gagnant-gagnant », « équilibrer
ma vie personnelle et professionnelle », « changer de
poste au sein de l'entreprise en réussissant ma transition»,
« partir avec élégance » ...
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Histoires de Coaching en
Entreprise |
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“Cougar” 2009-2010
Je l’appelle “Cougar” à cause des 18 mois
à l’issue desquels, grâce à son courage
et à son implication, il a transformé ses compétences
managériales en celles d’un véritable leader
: quelqu’un qui reconnaît son pouvoir et cherche à
l’utiliser avec discernement. Son objectif, qu’il a
clairement annoncé devant son président lors du rendez-vous
initial, était de se connaître en profondeur. Vu son
succès comme cadre supérieur à l’époque,
je pense que son président a décidé de lui
accorder son caprice sans comprendre vraiment ce que ça impliquerait
d’atteindre ce type d’objectif. Sur un plan pratique,
mon client voulait représenter son entreprise dans de grandes
réunions informelles où son rôle exigeait qu’il
étoffe ses réseaux et, par des conversations anodines,
établisse et développe des relations dans un but professionnel.
Sur un plan plus profond, il voulait briser ses barrières
émotionnelles pour atteindre un moi plus authentique, un
qui n’aurait pas peur de dire ce qu’il pensait et ce
qu’il ressentait réellement. Ce fut un privilège
pour moi, son coach, de travailler avec quelqu’un qui avait
la volonté d’intégrer ses peurs, de verser ses
larmes et d’expérimenter des techniques tranchantes
en coaching PUIS de sortir et de mettre tous les enseignements en
pratique. Les résultats ont été tout à
fait spectaculaires. Il a pris l’initiative d’entretiens
courageux avec ses supérieurs, ses collaborateurs et ses
collègues. Sa vie n’est pas idéale mais, comme
il est en phase avec ce qui est important pour lui, ses mots et
ses actes ont aussi tendance à être appropriés
et au bon moment. “Cougar” est quelqu’un qui aura
recours encore au coaching, à l’avenir, mais probablement
pour des séances uniques, juste pour clarifier ses pensées
sur un sujet spécifique dans un but spécifique.
“Aram” 2009-2010
Quand l’entreprise de quelqu’un ferme, c’est une
opportunité pour se retourner sur l’expérience
vécue, décider ce qui vaut la peine d’emporter
avec soi et ce qu’il vaudrait mieux laisser derrière
soi. Aram a profité d’un tel moment dans sa carrière
pour bénéficier d’un coaching à propos
des “étapes à venir”. Se positionner dans
les constellations de sa structure familiale et de son ex-structure
professionnelle lui a permis de comparer et de distinguer sa place
et son rôle dans chacune des deux structures. Ça lui
a fourni des informations sur ce qui est immuable (sa place dans
la famille) et ce qui peut changer (son rôle dans l’entreprise).
Ça lui a permis d’identifier clairement les types de
relations qui ont stimulé son développement et ceux
qui l’ont poussé à changer quelque chose dans
sa manière de communiquer avec les gens “difficiles”.
Au milieu du processus de coaching, il a changé d’entreprise
et de pays. Quand il s’est retrouvé dans la même
configuration dans sa nouvelle entreprise, il s’est trouvé
dans un trou noir. Je suis tenté de dire que le fait qu’il
se soit engagé dans un processus de coaching l’a amené
à se coltiner la situation avec détermination. Ça
a été dur mais il s’en est sorti. Le coaching
l’a-t-il aidé? Difficile à dire. Il dit que
ça l’a aidé.
“François” 2007 & 2010-2011
J’ai coaché François il y a quelques années,
quand il est passé de l’ombre de son rôle de
“conseiller du Roi” à un rôle opérationnel
en pleine lumière. En tant qu’homme et manager, il
a vraiment réussi mais il est taraudé par une soif
de perfection. Il se remet constamment en question, questionne les
autres et s’acharne sans cesse pour en faire plus, mieux,
plus grand, ce qu’il exige aussi de ceux qu’il dirige.
Du fait que c’est un vrai leader et qu’il ne supporte
pas la bêtise, en fait il n’est pas facile à
gérer. La seconde séquence de coaching lui a permis
de prendre du recul vis-à-vis du tohu-bohu afin de réfléchir
à la sagesse de son utilisation du pouvoir, comment le pouvoir
est exercé et dans quel but dans les échelons les
plus élevés de l’entreprise et pour clarifier
ce qu’il désire le plus ardemment de la vie. Plus il
volera haut dans l’entreprise et plus ces questions se poseront.
L’espace du coaching est un moment et un lieu dans lesquels
contempler son reflet sans se perdre dans un monologue narcissiste.
Les entreprises gagneraient à ce qu’un plus grand nombre
de leurs leaders se lancent dans le coaching comme François
l’a fait.
“Audrey” 2010-2011
Audrey est une talentueuse jeune employée qui travaille dans
la même entreprise depuis 10 ans. Elle sait qu’il est
temps d’aller de l’avant mais elle éprouve une
certaine angoisse à cet égard. Elle ne veut pas rester
là où elle est mais elle ne sait pas bien quelle direction
elle veut prendre. Elle s’est mariée récemment
et veut avoir des enfants. Ce n’est pas une raison pour éviter
de changer quelque chose dans sa vie professionnelle. Elle bénéficie
d’un soutien dévoué de son mari mais elle ne
parvient pas tout à fait à quitter ce qu’elle
connaît bien en faisant le saut dans l’inconnu. L’enjeu
du coaching a été de l’aider à affronter
ses peurs, à explorer ses talents et à parler à
des gens d’âges divers exerçant le même
type de profession. Elle est venue au coaching avec l’esprit
ouvert et un profond désir de s’impliquer. Elle a la
chance d’avoir un beau-père qui est aussi coach et
peut bénéficier d’un complément de soutien
familial. Il reste à Audrey une dernière séance
qu’elle garde dans sa manche comme une sorte de joker pour
le moment où elle sentira que quelque chose de significatif
aura changé dans son paysage actuel.
“Peter” 2010-2011
Peter a été engagé pour “Mission Impossible”.
Son entreprise a pensé qu’un coach pourrait être
utile et peut-être coûter moins cher qu’un licenciement
pour cause d’incompatibilité avec l’entreprise
et sa tâche. Ma mission est donc étrange. Il n’a
pas demandé un coach mais pense que c’est une bonne
idée. Les objectifs évoluent mais c’est son
espace et le processus du coaching lui permet vraiment d’accepter
le défi de mener un projet avec des gens dont la plupart
ne sont pas prêts pour des changements radicaux. Je sais que
la confidentialité d’une séance de coaching
procure un espace dans lequel aérer les idées et les
griefs, soupeser les pour et les contre de diverses actions et gagner
un peu de sérénité dans une entreprise chargée
d’agitation et d’angoisse.
“Marie-Laure” 2011
Marie-Laure est experte dans son domaine mais manque beaucoup d’assurance
dans l’aspect managérial de son boulot. Elle est très
performante et choisit très souvent de faire plutôt
que de faire faire en délégant. Cela ne l’aide
pas à avoir l’équipe qu’elle voudrait
: très compétente et prenant des initiatives. Elle
reconnaît être elle-même sa pire ennemie et veut
changer. Elle s’attaque au processus de coaching avec le même
enthousiasme qu’elle relève tout type de défi.
Elle est sincère dans son désir de changement. Pour
le moment, elle oscille entre contrôle et laisser-faire et
elle cherche une vois médiane. Marie-Laure a besoin de percevoir
le processus de coaching comme une assistance managériale
concrète et pratique pour y trouver son compte. Maîtriser
son impatience naturelle sera son plus grand défi pour la
réussite du processus de coaching. Son objectif est d’observer
son rôle managérial depuis la distance de l’espace
du coaching et de constituer l’équipe qu’elle
veut pour faire un boulot efficace.
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