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Archives de Lignes de Coeur Partagées |
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février 2007 : Un point de vue
Peut-être faut-il accepter, en toute simplicité, que
notre corps, rendu directement à la terre, poursuive son
tribut dans le circuit des ressources de notre environnement ; notre
chair, nos 70 % d'eau nourriront la terre, qui elle-même....
c'est une approche qui m'effraye un peu (d'ailleurs, je n'ai jamais
beaucoup pensé à la mort, ni eu l'occasion de la côtoyer)
mais que je trouve juste ; j'ai été élevé
à paris ; je n'ai connu que l'enterrement d'une tante dans
un cimetière tellement grand qu'il y a des numéros
d'allée ; il faut circuler en voiture et le plan est impératif
pour retrouver une tombe ! j'ai trouvé cela effrayant ; le
même anonymat que dans une vie isolée ; pour tout repos,
le bruit du périphérique, la pollution des voitures,
des visites que j'imagine bien rares. C'est sur, je ne voudrais
pas de cette fin là.
Par contre, à l'enterrement d'un ami, j'ai trouvé
l'endroit idéal pour moi : un cimetière paysager dans
mon sud d'adoption ; il y a de petites allées ombragées,
des bancs où viennent goûter des familles, des fleurs,
une sensation qui n'a rien à voir avec de la tristesse ;
et ... un calme reposant ! Je serai contente si des visiteurs, profitant
d'un rayon de soleil, lisait quelques pages appuyés sur ma
stèle ; j'entendrai ainsi les potins du moment et soupirerai
sur le devenir de ce monde....
-Nicole
Le sujet est la poésie du monde, Lynne, comme toujours,
Tu connais "le cimetière marin" de Paul Valery
?
qui parle un peu comme toi de :
"Ce toit tranquille où marchent les colombes,
Entre les pins palpite, entre les tombes ...
et plus loin
Oh pour moi seul, à moi seul, en moi-même
Auprès d'un coeur à l'ombre d'un poème
Entre le vide et l'événement pur
J'attends l'écho de ma grandeur interne
Vaste, sombre et sonore citerne
Sonnant dans l'âme un creux toujours futur"
Pour ce qui est de moi, mes cendres seront répandues
sur les haut de Manosque, sur celles de ma défunte épouse
et de bien d'autres, probablement, il y a aussi une jolie vue.
je me demande s'il y a aussi des coachs, après ça
ce serait sympa
à bientôt
je vous embrasse
-Christian
Lynne
You are such a "wird" girl!!!!
Why am I laughing? Why are you creating such story?
I remember the Tomb of Chateaubriand in St Malo which is on a small
island in the Channel facing the sea (towards England) he wanted
the people passing by to stay silent so that he could hear and smell
the sea ……
Je trouve "le cimetière et la Tombe de Papa" sans
émotions. Pourquoi je ne sais pas - je sais qu'il ( son âme)
n'est pas là mais maman y va presque tous les jours et pour
elle c'est important ! Tradition, émotion, souvenirs, tout
est là et moi j'ai tout dans mon coeur
Je trouve la tombe de la grand mère de Joël aussi pleine
de tradition et mais pas d'émotions. Dans la famille de Joël
personne ne va jamais sur les tombes dans la mienne on y va tout
le temps. Est-ce bien? Est-ce mal ?
J'ai du mal à imaginer que quand ma mère sera morte
j'irais jusqu'en Bretagne juste pour me recueillir sur sa tombe.
Aujourd'hui je ne vois pas, ne comprends pas le sens de cela?
Ton email me fait douter ( ah ah!!!)
and what if the subject was about dying
LOL
-Anne
Chère Lynne,
Le sujet n'est pas mince - plus que le lieu, la beauté de
l'endroit ou le voisinage, ce qui importe c'est - y a t'il quelque
chose d'autre après la mort ? Si on ne croit pas à
un haut de là et que l'on pense que tout se termine lorsque
l'on meurt peu importe le lieu.
Pour ma part qui croit en la possibilité de rejoindre un
jour les personnes aimées et disparues de la terre, j'ai
changé plusieurs fois d'avis sur mes restes. Je trouvais
les cendres plus hygiéniques et les voyais se vaporiser dans
l'atmosphère et retomber dans la mer. Aujourd'hui où
je me rapproche de cet instant, j'hésite entre la crémation
et me faire dévorer lentement par les vers de terre bien
que je penche plus vers la deuxième solution mais une chose
est sûre, je me sentirais rassurée de reposer à
coté de ma famille qui m'accueillera dans l'haut de là,
l'endroit où elle se trouve ne me déplait pas, il
s'agit d'un petit cimetière quelconque dans un village inconnu
de Normandie.
Mon père dort aujourd’hui dans un endroit qu'il n'a
pas choisit au Costa Rica près de personne car la décision
a été prise sans le consentement des ses enfants -
il m'a dit, un an avant sa mort qu'il voulait être enterré
au Nicaragua dans la tombe de famille, sur le moment compte tenu
que je ne le savais pas malade je ne lui ai pas posé la question
qui me brûlait la langue.
- Ne préfèrerais tu pas être enterré
près de ta femme en Normandie, puis après auprès
de tes enfants ?
- Me disait il ça pour nous faire faire des économies
de rapatriement ?-
Je n'en suis pas sûr car il aimait viscéralement son
pays. Cette question me hante et je ne l'ai pas encore résolue.
Merci pour ton mot car il peut m'aider à savoir que faire.
Même si j'aime mon père, je n'aimerai pas le rejoindre
au Nicaragua, car la terre qui m'appelle c'est la Normandie - peut-être
était-ce la même chose pour lui.
Si tu as une idée ou une question qui pourrait m'aider à
voir plus claire, je t'en serai gré.
-A
Chère Lynne,
Ta réponse me touche beaucoup -et en effet elle peut m'aider
- tu te souviens lors d'un coaching où il me restait 2 possibilités
concernant mon avenir professionnel, je t'ai dit ce n'est pas confortable
d'être assis entre 2 chaises, tu m'as dit lève toi,
écartes les jambes ? comment te sens tu. Je t'ai répondu
bien et alors ? . Tu m'a répondu réfléchis
et je t'ai dis Ok cela veut dire que je peux peut-être faire
les 2, le tout est de savoir comment et pendant un an j'ai mis en
place ce que j'avais visionné l'après-midi.
Ta question me ramène à la même chose -- peut-être
puis-je résoudre mon dilemme et faire les 2 choses car mon
père a été incinéré.
Je respecte sa dernière volonté et je ramène
une partie de ces cendres au Nicaragua dans le caveau de famille.
Je vais là-bas cet été, ce sera la première
fois depuis sa mort et j'en parle à la famille au Nicaragua,
ce ne sera pas une mince affaire car la ligne indirecte s'est emparée
du caveau m'a dit mon père. Mais les difficultés ne
me font pas peur. Et une autre partie de ces cendres peuvent reposer
en Normandie auprès de sa femme - ma mère en l'occurrence
que je n'ai jamais connu car morte quand j'avais 3 ans mais qu'il
n'a jamais renié me disant 6 mois avant sa mort - j'ai connu
le paradis avec elle et l'enfer avec l'autre et à terme nous
(ses enfants) seront auprès de lui.
Je dois encore réfléchir à cette "éparpillement
des cendres"- et voir comment je me sens par rapport à
ça mais je commence à bien le sentir.
Je te remercie vraiment Lynne - tu m'as peut être enlevé
un gros pieu qui pesait sur mon coeur. Je lierai dorénavant
tes Heartlines avec plus de concentration car il y a toujours quelque
chose de profond qui s'y cachent.
-A
Bonjour Lynne,
Ton texte éveille la notion d’éternel recommencement,
une grande sagesse également... teintée d’un
certain... Bouillonnement ! Sorte de dualité qui fait le
sel de la vie... Très agréable à lire en tout
cas !
Bonne journée
-Damien
La vue et les voisins.
Moi j'aime aimer mes voisins, alors je tente de créer des
liens avec eux.
Au cours de notre récent (deux ans) déménagement.
J'ai découvert que les voisins ont le droit de ne pas vouloir
créer de lien avec leurs voisins. Ce fut une cuisante expérience.
Qui m'a fait du bien finalement. On peut donc malgré tous
mes efforts, non seulement ne pas m'aimer mais en plus ne pas avoir
envie ni de m'aimer ni de me détester. Bref m'ignorer poliment.
Quelle belle leçon de modestie non ?
Je t'embrasse fort
-Michèle
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