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April 2008 : Easter Story
Hi Lynne,
Attached is the reading from Romans that I mentioned which concerns
suffering and redemption through love. I read this on February 8
at an
evensong in thanksgiving for the life of one of the choir members
who sadly took her own life in January.
Love,
-KT
Hi Lynne,
I have not said much about it but in the middle of last year I
was diagnosed with metatastic breast cancer in my lungs - chest
wall - pleura - diaphragm and then in my rib.
This is just as bad as it can get so it is hypothetical to give
it a 'stage' just enough to know that I will die of it. I made a
decision not to have any treatment this was extremely scary but
I had huge courage of conviction although it was very hard for my
family.
So I faced a very painful death and prayed to find the serenity
to face this
Since I have been offered the opportunity to take part in a Danish
trial thru a series of miracles and decided to take that step. So
when I read the Easter reading I sat and cried - it is truly beautiful
and touched right into my heart.
Love, - D
Le sujet ne prête pas à sourire, Lynne, bien
sur, il y a eu aussi beaucoup de pression, non ?
Dans mon souvenir, les équipes médicales ont toujours
soulagé toutes les souffrances y compris "psy",
quelque soient les conséquences, et la décision ne
se prend jamais seul.
Ceci évite la mise en scène de sa propre souffrance
et de sa propre mort, mais je pense que nous ne pouvons pas dire
"à froid" ce que nous ferrons en pareil cas,
quand il s'agira de nous, par exemple ou même de quelqu’un
de très proche.
La loi existe maintenant *, à ce sujet, et pour passer à
autre chose
il ne s'agit pas d'un changement de degré, mais de nature,
à nous de savoir
s'il faut légiférer sur la question ...
Bises et à demain
-Ch
* Loi Leonetti, mal connue et mal appliquée : commençons
par là .
Dear Lynne,
Your Heartlines are always very moving. Your poem to David Grove
in particular had me close to tears - it was very beautiful.
My own father died of a heart attack at the age of 54, and like
David, left many people feeling bereft. But their example gives
strength and accompanies us in the path that we have carved for
ourselves.
I'm sure your first Clean Coaching training will be a really important
moment for you - I wish you a very fulfilling experience.
All the best
-Benita
Bonjour Lynne,
Quelle difficulté de se pencher sur le sujet que tu soumets
à notre réflexion. Tout d'abord j'essaie d'aborder
ce problème avec le moins de-priori possible et je pense
que chacun est maitre de sa propre vie et peut y poser les limites
qui lui conviennent;
Qu'opposer à une femme qui se voit ainsi défigurée
et ne peut plus entrer en contact avec les autres sans que son enveloppe
charnelle ne l'isole immédiatement
Toutefois je reste très circonspecte en matière d'euthanasie
car je note l'utilisation qu'en ont toujours fait les régimes
totalitaires dans un but d'eugénisme.
D’autre part je note aussi que ces problèmes sont
posés dans des sociétés qui ne savent pas quoi
faire de leurs vieux, de leurs handicapés. Ces solutions
trouvent surtout des chantres en période de surpopulation
gériatrique.
Je pense aussi que l'on ne peut pas se défausser sur le
corps médical qui aurait pleins pouvoirs de décision.
C'est à la société de décider jusqu'où
elle veut aller dans le domaine en attendant je n'oublie pas qu'euthanasie
veut dire "la bonne mort" et que nous devons rechercher
dans le domaine de l'accompagnement à la mort. Je crains
que cette femme ait été bien seule face à son
infirmité.
Cordialement
-Viviane
Merci pour ces lignes tout simplement magnifiques
... et pour la photo qui les accompagne si bien.
En réponse à ta question, et très personnellement,
j'ai pleuré la première fois que j'ai vu sa photo
dans le journal. Elle était là, assise, les mains
croisées, dévoilée, offerte à notre
regard en toute simplicité. Souffrance physique et souffrance
psychique.
Et ensuite je me suis demandé pourquoi je pleurais : c'est
moins la notion de souffrance qui m'a touchée que celle du
désir d'arrêter, de se reposer enfin. Je connais ce
sentiment là, je le comprends et le respecte. Je connais
la puissance de son appel. S'endormir simplement, parce que quelque
chose est en train de finir et que la suite ne semble pas vraiment
avoir de sens. Décider de continuer est difficile si on ne
peut pas nommer pourquoi ou pour qui on continue. La religion catholique
valorise la souffrance offerte à Dieu. Je ne sais pas, je
comprends celle offerte aux hommes, pas celle offerte à Dieu.
Douleur physique, je n'ai pas beaucoup d'expérience. J'ai
développé depuis longtemps une compétence assez
poussée à me couper d'elle, surtout si en face je
ressens une création de valeur suffisamment forte pour que
j'aie envie d'avancer malgré tout.
Accueillir la douleur psychique, la laisser se poser délicatement
et laisser doucement émerger la demande et le désir
de vie derrière, c'est ce que j'apprends à faire au
contact de mes pairs coachs. Mais quand il n'y a plus de désir,
ou simplement une demande claire que cela s'arrête, qu'est
ce qui est juste, respectueux vis à vis de l'autre ?
Elisabeth Kubler Ross choisit d'aider ceux qui doivent partir
malgré eux à ce que le passage se fasse dans la sérénité,
le sentiment de plénitude de tout ce qui a été
accompli et l'accueil de ce qui peut arriver après. Dignité,
bienveillance, respect. J'aime ce chemin là.
Beaucoup de choses me semblent transposables au cas de la dame
que tu as évoqué. Sauf le débat public. Là,
je n'ai plus de repères. La souffrance a été
offerte à tous, avec le risque toujours présent dans
nos sphères médiatiques qu'elle soit instrumentalisée
pour régler les petits comptes politiques habituels. Il lui
a fallu beaucoup de courage pour s'offrir ainsi. Pourquoi l'avoir
fait ? Quel était son désir ? Son désir était-il
vraiment pour elle ou pour d'autres ?
Finalement, elle est partie. Elle a témoigné, demandé,
puis elle a choisi.
Et moi, j'espère simplement qu'elle a pu se ressourcer dans
la plénitude de tout ce qu'elle avait vécu de beau
et de fort sans sa vie, loin des médias et des escarmouches
publiques, avant de se lancer dans la grande aventure de la mort.
-MF
Dear Lynne,
I'm writing about decisions...
Obvious decisions, impossible decisions
Is this good enough, can I still improve, is it ready to be sent,
today or tomorrow...
And
Decisions about life and death
Pain and no more pain
And YES
Qui suis-je face à cette vie.... with the joys, the hopes,
the fears,
the wonders,
who am I when I'm facing pain, mine and others?
How often do I decide to turn my head away and just move on?
The answer is several times a day...
When I'm walking along the streets in Paris
When a man or a woman comes close to my car asking for some money
When the news is on the television in my favourite restaurant
And how do I live with that?.... not easy.... very difficult...
How do we all live with the pain?
How do we all live with the joy?
Thank you Lynne for your Heartlines
Merci pour ce texte qui aide à avancer sur cette interpellation
concrète face à la douleur
-Guy
Lynne,
Oui j'ai vu cette femme et je me suis demandée quel était
le sens pour elle, qu'est ce que cette souffrance pouvait bien vouloir
dire?
Et elle s'est donnée la mort car elle n'en pouvait plus
et je peux comprendre.
Je suis personnellement très partagée sur ce sujet
pour plein de raisons :
mon parcours en Reiki me fait croire à l'énergie universelle
qui est là pour GUERIR ou HEAL qui me semble être un
mot plus complet plus holistique.
Donc si tu souffres c'est que tu as besoin de comprendre quelque
chose et que si tu acceptes de voir de comprendre ça, ta
douleur physique disparaitra.... et ceux qui comprennent pas qui
en peuvent pas comprendre alors il y a le paracétamol - tant
pis!
Ceci dit je crois c'est un voyage d'une vie de parfois comprendre
pour se libérer
Ma propre santé est bonne. On dit de moi que je suis résistante
! (héritage génétique ou bien ma façon
de m'entretenir d'être proactive d'être à l'écoute
de mon corps et de mon cœur...; je ne souviens pas avoir eu
de souffrance à part des souffrances ponctuelles, à
savoir 24 Heures (plus long qu'un match de basket) et là
le Neurofen n'est pas fait pour les chiens!
Ce qui m'interpelle par contre c'est mon manque de patience, de
compréhension, d'empathie face à mes proches qui soufrent
sans vouloir comprendre, sans pouvoir comprendre qui démissionnent
et qui s'en remettent à la boite de médicament car
ils n'ont pas le choix
Je' dois encore avoir besoin de vieillir .................
bises
-Anne
How to write a short reply to such an important issue?
Firstly with all respect I find it difficult to compare the Pope
to ordinary people. He had his own medical team and no children
to worry about.
From personal experience one of the most worrying aspects of dying
in pain is how will my family cope if I am screaming or half crazy?
What if I don't even recognise my kids. etc etc?. When you explain
that with proper medical care, this doesn't need to happen and a
lot of their pain is reduced. Basically to know you can die with
dignity helps.
You do carry your cross.
I feel a great need to talk about DIGNITY. When a person has carried
their cross and has the courage to say ENOUGH who are we in our
good health to refuse them help?
When I saw this lady on the TV I was outraged. A vivid long lost
memory came back to me and I will share it with you.
Twenty years ago in Cambridge I had the honour to nurse a gentleman
Professor of medicine (90+) who had dedicated his life to good terminal
care. He had written books and lobbied for the right to die with
dignity. He had suffered a massive cerebral vascular accident, was
paralysed and unable to speak. His daughter (only child I believe)
asked us to keep him comfortable and help him die peacefully. Unfortunately
fate would have it that the lady Professor who was his Doctor (in
Britain your admission date determines who looks after you) had
completely the opposite views to my patient. I was unaware of all
the background information. I worked night shifts, and spent time
with his daughter sharing a cup of tea and listening to his life
story. Gradually his crippled body got more and more painful and
the fight against bedsores more complicated. I requested a prescription
for pain relief. The minimum dose was prescribed, therefore each
night I had to listen to his suffering as we turned him in bed.
I got help from other nurses. Often we were four instead of two
to make the movement less traumatic. I would give him his small
morphine injection 20 minutes before to maximise the affect but
each time his "animal noises" and suffering got worse.
Horrific for him, for me, for his daughter and the junior nursing
staff. Apparently none of the junior doctors dared discuss this
with the lady Professor.
On my first day shift I contacted the lady Pr. I discussed the
problem and asked her to come and witness the next turning of the
patient. She stood and watched the horrific scene.
She left the room, took me aside, apologised and wrote a more
or less open prescription for pain relief. I thanked her and said
I respected her for changing her opinion.
She said she had had no idea. I returned to my patient and explained
the situation to him and his daughter. I am sure he understood.
His face changed his daughter noticed a certain "serenity"
in her father.
He died the following day peacefully. He hadn't cried or suffered
on the last day of his life .His daughter looked happier on his
death day than the days before.
I meant to read his books, His daughter said she would send me a
copy. I didn't. She didn't. However I have decided to find out his
name and read his books. So if anyone has contacts in Cambridge
please help me.
To finish, with the medical knowledge we have today no-one should
die in pain or without dignity. Nor should doctors or nurses be
forced to perform euthanasia.
However cocktails, massages, psychological support should be our
right even if they bring our death forward.
Personally if it happens to me put me on a Gin perfusion, topped
up with Vallium and anything else that will let me go happy and
dignified, leaving a peaceful image behind.
I'll finish here I know it's a complicated subject, I am incapable
to go into legal or political issues as I am a "carer at heart".
-MM
Hi Lynne,
I’ve been reading the paper several times and my answer
is “I don’t know”. Quite deeply, I don’t
know. I suppose there would be some sort of satisfaction if I were
to be sure that I’m following the right path or that I’ve
identified the right path. Someone close to me and I, often have
the same discussion about being a loser or a winner derived from
Berne’s view. My vision is that the last moments mostly determine
whether I am a winner or a loser. The other party believes that
what you’ve accomplished during your life determines so. Quite
a difference in relation to choosing the right path!
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