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Archives de Par Monts
et Par Vaux |
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janvier/février 2009
Ce poste est disponible en anglais seulement. Cliquez
ici pour voir en anglais.
septembre - décembre 2008
Lynne BURNEY partage ses pensées sur le CLEAN Coaching
Lynne BURNEY partage ses pensées sur le CLEAN Coaching avec
Christelle Chauchereau sur son blog
ACCOMPAGNER LA PERFORMANCE.
Raw Ritings
"décembre à Paris - un atelier d'écriture
avec James Nave, poet new yorkais. Puisque cet atelier se déroulait
en anglais veuillez consulter la version anglaise de ce site en
cliquant sur "Out
& About"
juillet/août 2008
DREAM TEAM: LKB School of Team Coaching Promo 6 2008
En partenariat avec Corinne Devery, nous avons achevé, début
juillet, le sixième module de l’école de «
Team Coaching ». Comme certains le savent pour avoir lu d’autres
pages de ce site, l’école opère sur quatre mois
et forment des coachs et des consultants à travailler avec
des équipes d’entreprise.
Parallèlement aux enseignements stricto sensu du séminaire,
ce parcours - suivi par un public aux expériences diverses
et à la motivation, au départ, plutôt faible
(les coachs étant ce qu’ils sont, ils préfèrent
oeuvrer AVEC des équipes plutôt que DEDANS) –
génère un fort sentiment d’appartenance à
un groupe.
Corinne et moi leur tirons notre chapeau. Ils sont des exemples
vivants de ce qui se passe lorsque bonne volonté et intelligence
croisent talent et curiosité ! Cliquez
ici pour les découvrir de visu.
Bravo, l’équipe !
News from Down Under Let me mention again
that my sister is an artist in Christchurch - New
Zealand and this is her latest exhibition.

mai/juin 2008
Juin – 2 Conférences pour LKB
CLEAN à Londres
Juin se résume à un tombereau avec, comme points
forts deux conférences. La première, à Londres,
les 21 et 22 juin, portait sur le CLEAN Language. J’y
ai partagé un atelier de 90 minutes avec Jennifer de Gandt
sur les ultimes champs d’expérimentation conçus
par David Grove avant sa mort et portant sur « la connaissance
émergeante ». Notre objectif consistait à cerner
le moment quand l’histoire d’un « client »
se déstructure, ouvrant un «espace » où
de nouvelles informations émergent et déclenchant
un nouveau processus d’apprentissage. Jennifer s’est
centrée sur les aspects théoriques à la base
de nos observations et j’ai traité des applications
concrètes au sein de l’entreprise.
Voici quelques uns des commentaires en résultant
:
“Lynne is a great speaker with concrete examples and sharing
of experiences.”
“Didn’t expect to hear so well an experience relating
to my work in business.”
“Superb, feeling empowered.”
“Originality.”
“Various, intelligent, pleasing.”
“Infectious enthusiasm buoyed presentations.”
“A useful session.”
“Exciting insight hits brainstorm.”
“Feel inspired to learn more and will re-look at rest
of presentations, to potentially change which sessions next.”
La semaine suivante, j’ai à nouveau animé
un séminaire de 90 minutes sur le sujet, cette fois-ci
à Genève à l’occasion de la Conférence
européenne de coaching.
European Coaching Conference à Genève
Lire les commentaries:
« Ta présence, ton calme, ta joie et ton partage
furent un grand cadeau. Merci à David et à sa messagère
pour m’avoir donné les 6 étapes qu’il
faut laisser à notre conscience pour qu’elle trouve
notre vrai question/réponse. »
“…………..At some stage I would be interested
to hear more of the work that you do. – I am sorry, I did
not have a chance to hear more of your stories on David (in particular
the stories “a la Castaneda”). Hope, that one day I
will hear more…”
“………….It was a real pleasure to help
you deliver this fantastic workshop and thus help the whole community
to do a step forward………….”
“……………….Yes, I say that
unreservedly despite your nationality! I thoroughly enjoyed your
session and am just about to order Metaphors in Mind. (I read the
reviews on Amazon and it sounds great). Thanks………….”
“……….Great presentation and such a positive
presence. It was delightful to meet you.”
Mai – Japon – 10 jours au pays du soleil levant
J’ai adoré le Japon, au moins tout ce que j’ai
vu en 10 jours de balade entre Osaka et Kyoto ; Nara et Toba ; Mont
Koya et Hiroshima et bien sûr Tokyo. C’était
un festin visuel : Les cerisiers étaient toujours en fleur
le long du chemin des philosophes à Kyoto. Dans les rues
étroites du quartier de Gion, les geishas voletaient tels
des oiseaux exotiques ou des papillons. Tokyo, cité des néons,
des gratte-ciels et des hôtels où les chambres se louent
à l’heure, est une ville étonnante. Le Pavillon
d’Or mériterait des pages et des pages de poésie,
et les jardins zen du Roanji vous inspirent et murmurent des rêves
d’éternité tout en vous laissant conscient de
la futilité de l’exercice. Le mémorial de la
Paix à Hiroshima nous impose un devoir de mémoire
quant à la force destructrice dont l’Homme est capable
lorsqu’il se saisit de « jouets » à l’extraordinaire
pouvoir d’anéantissement.
Ce dont je me souviens le mieux à trait au délicieux
rituel des bains collectifs auquel s’adonnent les Japonais
: le Onsen. C’est un espace où les femmes se retrouvent
pour se toiletter – une expérience sensuelle des plus
zen, sans doute proche du paradis.
J’ai adoré la façon dont la nourriture était
préparée – avec, régulièrement,
des repas santé comme j’en ai rarement connu. L’attitude
pacifique, ordonnée, de tous les Japonais m’a très
favorablement impressionnée. Notamment celle des millions
qui à Tokyo traversent aux feux ! J’ai adoré
les temples, les tatamis et les kimonos. Bien sûr, je ne sais
rien de ce que ressent, de l’intérieur, un Japonais,
mais vu subrepticement du dehors cela touche de la sensation divine.
mars/avril 2008
Par Monts et Par Vaux est seulement disponible en anglais ce
mois-ci
janvier/février 2008
Deux plages et un enterrement
Décembre et janvier ont été marqués
évidemment par Noel et le Jour de l’An, mais cette
fois ci ce sont surtout trois voyages qui ont compté :
deux à la plage et le départ de David Grove, événement
que j’ai amplement décrit dans mon récit de
février (Heartlines). Même celui-ci commençait
par une référence au souvenir d’une plage en
Nouvelle-Zélande, il y a une trentaine d’années.
On pourrait dire que ma vie a été marquée par
les plages ou au moins par des rivages. Quand je regarde un rivage
et que j’observe la façon dont ses vagues expriment
leur humeur, je me sens envahie par un désir à peine
explicable. J’ai mis pas mal d’années à
me rendre compte que cette nostalgie tient peut être d’une
âme qui cherche son lieu de repos. Si, cette fois, je n’ai
pas eu le sentiment, en décembre, d’être déchirée
par cette envahissante nostalgie face à la mer, j’ai
plutôt expérimenté, avec l’hiver,
la joie intense d’être devant une mer tranquille pour
rêver.
J’aime la plage en hiver : perdue, nue, venteuse, désordonnée,
comme oubliée. C’est du moins comme ça qu’elles
sont en Nouvelle Zélande mais bien sûr, Deauville,
à tout juste 200 kilomètres de Paris, n’est
pas aussi « oubliée » que ça.
En réalité, Deauville échange tout simplement
ses parasols d’été de couleurs vives contre,
l’hiver, des manteaux de fourrure et des petits caniches habillés.
Les chevaux de course sont les mêmes que ceux qui, l’été,
surprennent le visiteur par leur élégance et leur
grâce. Dans tous les cas, j’aime. J’adore l’air
frais, le son des petites vagues qui s’affaissent tranquillement
sur le rivage sans être accaparées par les estivants.
La touche romantique des cabines, chacune séparée
par des barrières portant les noms de stars hollywoodiennes
et des maisons typiquement normandes qui bordent l’avenue
de la plage est seulement compromise par un ciel bouchonné
au dessus du Havre. La pollution industrielle est de toutes les
saisons, mais j’aimerais bien, là, en ce matin
d’une perfection hivernale, l’ignorer.
J’ai
fais une autre voyage sur une plage en janvier. L’île
Maurice avec son rivage tropical, ses hôtels de luxe où,
autour des piscines en forme de reins, on dénombre davantage
de chair blanche au mètre carré que ne le montre n’importe
quelle brochure. Normalement je ne supporte pas de me sentir un
« plouc » riche à la peau blanche
parmi des gens qui dépendent exclusivement de votre fric
pour survivre. Mais cette fois-ci, c’était comme si
j’étais en vacances dans un hôtel de grande beauté,
avec un personnel local issu d’une population autonome,
aimable et faisant son boulot comme n’importe
quelle autre personne dans le monde de travail. Mais peut-être
n’était-ce qu’une illusion, auquel cas
je me suis gentiment faite avoir !
Pouvoir jeter un coup d’œil sur le bleu-vert d’un
lagon éblouissant, contempler l’ondulation des palmiers
agrémentant le rivage de sable blanc, ont suffi à
me convaincre que si je n’étais pas déjà
au paradis, je n'en étais pas loin quand même. Levée
tôt pour nager dans la mer avant le petit-déjeuner,
gavée d’ananas frais et de fruits de la passion, j’ai
marché, certains jours, des kilomètres le long de
la plage ou suis restée, les autres, au bord de la piscine
à bouquiner………… L’île
est très belle et ses habitants accueillants. La nourriture
est sublime et la température t’étreint tous
les jours de sa chaleur. Depuis cet espace vert luxuriant, avec
ses oiseaux, ses fleurs vives, il est facile de croire que tout
va bien dans le monde, que le temps est sans fin… aussi,
pendant 10 jours, me suis-je glissée dans ce rêve
sans aucune difficulté.
Retour à la réalité un matin, tout juste
avant la première gorgée de thé, pour m’annoncer
la mort soudaine de David Grove. La mer n’a pas changé
de couleur et les palmiers ont continué à onduler
mais l’ananas était sans saveur et le thé, froid.
Je
n’étais pas en Nouvelle Zélande pour le
rituel du « tangi » (la pratique funéraire
des Maori) qui se déroulait à la mi-janvier,
mais il y avait des amis et des collègues là bas,
sur le Marae, pour dire nos adieux à David et voici ce qu’ils
m’ont rapporté depuis. Ils m’ont dit que le corps
de David avait été transporté dans le Marae,
que le cercueil était resté là 24 heures,
entouré de sa famille et de ses amis. Et puisque ce que je
raconte est purement du bouche à oreille, peut être
ai-je mélangé le fait avec mon imagination. En tout
cas voilà ce que je retiens de cette histoire : Il y
a eu un moment burlesque lorsque les porteurs du cercueil durent
enlever leurs chaussures pour pénétrer dans l’espace
sacré tout en y faisant accéder le cercueil. Le tout
répété cinq fois – ils étaient
cinq porteurs – et dans un espace visiblement trop réduit
pour permettre la manoeuvre ! J’entendais d’ici
le rire de David, lui qui demandait à chacun de passer par
des espaces impossibles, mais qui était toujours là,
avec compassion, à accompagner les gens dans leur cheminement
personnel. David qui demandait une dernière fois que ses
amis fassent un ultime numéro de contorsionniste. Il y avait
des chansons et des histoires, des photos et des souvenirs, des
enfants et des anciens, des larmes et des rires. Il y avait la hiérarchie
et toute une histoire ancestrale des Maoris que peut être
David lui-même ignorait mais qui fait partie du décor
Néo-Zélandais aujourd’hui. Il y eut des hommages
magnifiques comme celui de James Lawley, affirmant par six fois,
la stature d’homme de bien de David, il se terminait par
« Et si la grandeur d’âme est déterminée
par ce chemin jamais parcouru que l’on prend, alors, avec
courage et dignité, sachant qu’il y a pour toi-même
et pour tes bien-aimés un prix à payer, alors David
Grove tu as été un homme vraiment grand ».
Avec un énorme tambour japonais, le frère de David
a joué de la musique dans le local de l’Armée
du Salut. J’imagine que le son aura transporté David
au-delà de ce monde et des 6 au-delàs – sans
parler après l’effet sur la communauté protestante
de Tauranga, dans l’île du Nord de Nouvelle Zélande !
Et maintenant que c’est fini, tout le monde est rentré.
Il reste l’espace vide et les conversations entre amis qui
trouvent sens et plaisir dans le partage de leurs aventures « Groviennes »
inscrites pour toujours dans leur mémoire.
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